• Marche du 1er mars 2014 à Bastille pour la commémoration de l'assassinat de Claudy Elisor

     

     

    Bonjour ,

    je vous fais suivre cet appel de la famille Eliseor et le communiqué du Crefom.

    Le président du Conseil Représentatif des Français d’Outremer Patrick KARAM (CREFOM) sera présent aux cotés de la famille.

    Départ devant les marches de l’opéra Bastille 

    Merci de transférer à tous vos contacts.

    Cordialement.

    Daniel DALIN

     

    Communiqué

     

    Saisi par le Président du Conseil Représentatif des Français d'Outre-Mer

    (CREFOM)*, le Ministre des Outre-Mer, Victorin Lurel, a reçu mardi de 19h

    à 21h Fabienne Elisor, la veuve de Thierry Elisor, sa mère, son conseil,

    Maître Bernard Benaïem et une délégation du CREFOM, conduite par le

    président, Patrick Karam, avec le vice-président délégué Claudy Siar et le

    secrétaire général Daniel Dalin.

     

    L’affaire Elizor a profondément meurtri la communauté antillo-guyanaise

    et continue de susciter une vague d’émotion sans précédent, notamment

    en raison des différents dysfonctionnements intervenus depuis le début de

    cette affaire (voir les explications ci-dessous et le courrier de Maître

    Benaïem en PJ).

     

    Au regard de l'ensemble des éléments du dossier et de l'ampleur des

    dysfonctionnements, l’enquête administrative diligentée par Mme

    Christiane Taubira devrait faire la lumière sur les conditions de la remise

    en liberté d’un accusé pour une question relative à un manque d’encre

    dans un fax.

     

    Mais le président du CREFOM, Patrick Karam, considère qu'il serait

    souhaitable que l’ensemble de la procédure soit questionné, qu'une

    mission d'enquête inter-inspection puisse être diligentée sur différentes

    anomalies:

     

    ·         les conditions d'intervention de la police le soir du drame,

    ·         Une parole présidentielle non suivie d'effet,

    ·         la remise en liberté d'un des deux accusés, un juge désavoué en

    appel et dessaisi du dossier, phénomène rarissime, la fuite à l'étranger

    consécutive sans que le mandat d'arrêt international soit mis en

    exécution alors que dans une autre affaire, le GIGN avait été envoyé au

    Sénégal et l'accusé Youssouf Fofana arrêté. Ensuite le retour en France

    de l'accusé qui a pu vivre pendant plus de huit mois sans jamais être

    inquiété par la police alors même qu'il bénéficiait d'une carte d'assuré

    social, du RSA, d'un portable et qu'il vivait chez sa mère. Il a fallu qu'il

    se présente à un commissariat pour être arrêté. La police a-t-elle suivi

    l'affaire et enquêté? Comment l'accusé a-t-il pu entrer en France?

    Comment a-t-il pu vivre au vu et au su de tous sans être le moins du

    monde inquiété malgré un mandat d'arrêt? La police a-t-elle été

    diligente dans cette affaire?

     

     

    ·         Et enfin dernier épisode la remise en liberté de l'autre accusé à la

    faveur d'un invraisemblable cafouillage judiciaire lié à une faute des

    services judiciaires qui n'ont pas répondu à la requête de remise en

    liberté dans les temps impartis, faute d'avoir mis un toner dans un fax

    et pourquoi pendant plus de 10 jours personne ne s'était inquiété de ne

    pas recevoir de fax des différentes maisons d'arrêt? Pourquoi la

    procureure a-t-elle d'abord évoqué une panne du serveur informatisé

    central avant de reconnaitre par la suite qu'il ne s'agissait que d'un

    simple toner non remplacé? Et lorsque l'accusé s'exprime sur des

    chaînes de télévision, n'aurait-on pas pu relancer une procédure pour

    annuler sa remise en liberté? N'y avait-il pas là violation de son

    contrôle judiciaire qui lui impose de n'avoir aucun contact d'aucune

    sorte avec les parties civiles qui, elles, ont mal vécu ces interventions

    intempestives à la télévision?

     

    ·         De plus, comment expliquer que seuls deux accusés ont été

    appréhendés sur la dizaine de délinquants qui ont perpétré le meurtre.

    Tout est-il mis en oeuvre pour rechercher les complices?

     

     

    ·         Enfin au regard du précédent de son présumé complice, la famille

    peut légitimement craindre une fuite dans un pays étranger. Un procès

    qui s'ouvrirait sans l'accusé aurait des conséquences incalculables

    d'abord pour la famille car le deuil se construit à travers la vérité en

    matière judiciaire et l'absence d'un principal accusé empêcherait toute

    apaisement et ensuite pour les antillais car cela raviverait le sentiment

    de traitement différencié, de justice à deux vitesses et des tensions qui

    pourraient entraîner des dérapages dans une période difficile.

     

    Cette douloureuse affaire a laissé une veuve et deux orphelins.

     

    La réception par le ministre des outre-mer est un signal fort au plus haut

    niveau de l’Etat qu'il était important de donner afin de rassurer Mme Elisor

    et nos compatriotes ultramarins qui s’interrogent ouvertement sur la

    légèreté avec laquelle ce dossier a été suivi.

     

    Il ne s'agit pas pour la famille de demander une aide politique mais l'Etat

    doit monter de la considération pour une famille éprouvée et répondre au

    sentiment d'injustice et d'inégalité de traitement qu'éprouvent les

    Français d'Outre-Mer.

     

    Le ministre Victorin Lurel a tenu à rassurer la famille et le CREFOM sur la

    volonté de la République d'obtenir que toute la lumière soit faite et que la

    justice soir rendu.

     

    Il est important, dans cette période de crise profonde, d’apporter des

    réponses politiques à la souffrance et à la dénonciation par l’opinion

    publique et les principales associations ultramarines d’une justice à deux

    vitesses, désastreux pour le sentiment d’appartenance nationale.

     

    Le CREFOM continuera de suivre de très près cette affaire et mettra tout

    en oeuvre pour que justice soit faite.

     

     

    Télécharger « courrier de benaiem.pdf »

     

     Contact: Patrick Karam: 06 79 08 81 70 / crefom@gmail.com

     

    « Représentation théâtrale du " Cahier d'un Retour au pays natal" d'Aimé Césaire - Cie Persona de Renaud lescuyerAimé Césaire interprété par Joël Lokossou »

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