• Conférence  Aimé Césaire le  22 mai 2013 au Lycée Louis le Grand

    Conférence  Aimé Césaire le  22 mai 2013 au Lycée Louis le Grand

     

     

    Monsieur Michel BOUCHAUD, proviseur du lycée Louis le Grand, 

    Madame Marie-Victoire VÉNUS PLOTON, proviseur-adjoint dans lacadémie de Paris,

     

      

    Ont lhonneur de vous convier à une conférence dans le cadre de la commémoration du centenaire de la naissance dAimé Césaire : 

    « Cahier dun retour au pays natal ou labsolue probabilité de la vie » 

    par monsieur Guillaume Suréna, psychanalyste, spécialiste de la poésie de Césaire. 

     

    Mercredi 22 mai 2013 à 19 heures précises dans l’amphithéâtre 

     

    En la présence de mesdames Myriam Cottias, présidente du Comité national pour la mémoire et lhistoire de  lesclavage, Sophie Elizéon déléguée interministérielle pour l’égalité des chances des français doutre-mer, Danielle Apocale, déléguée générale à lOutre-mer au cabinet du maire de la Ville de Paris. 

             Vous êtes prié(e) de vous munir dune pièce didentité et de confirmer votre 

              présence par mail : venusplotoncentenairea.cesaire@gmail.com 

             Lycée Louis le Grand _125 rue Saint-Jacques 75005 Paris, RER B
      

             Métro Luxembourg ou Saint-Michel-Notre-Dame,  Bus 21, 38, 89 

     

    Le Cahier de Césaire

    ou « L’absolue probabilité de la vie »

     

    Le Cahier d’un retour au pays natal est le premier acte poétique d’Aimé Césaire. Ce cahier est à l’origine d’un bouleversement intellectuel sans précédent dans le monde noir, et qui nous a conduits, avec nos contradictions, à reprendre notre place dans l’histoire du monde. Il n’a pas encore épuisé toutes ses possibilités.

    Césaire n’est pas le premier nègre à dénoncer les crimes du colonialisme occidental et son racisme. Mais il est reconnu, par tous, comme celui qui a donné ses fondements les plus sûrs à cette dénonciation notre combat émancipateur.

    Cahier est souvent présenté comme un Cri. Mais seulement un cri qui n’aurait pas sû rendre compte de la complexité de la réalité sociale et humaine du pays natal. D’autres auront eu la tâche, en décrivant la réalité empirique colorée du petit peuple, d’accomplir ce travail et du même coup ils auraient dépassé la négritude et relégué Césaire au rang de pauvre référence du passé.

    Par cette conférence, contre cette caricature, Guillaume Suréna veut affirmer et démontrer que Cahier est, plus qu’un cri, avant tout une œuvre esthétique majeure, pleinement aboutie et toujours actuelle. Son efficacité politique et historique est la conséquence de cette réussite esthétique. Cahier… fonctionnent à plusieurs niveaux simultanément, il remet en cause la langue maléfique de la nuit qui par définition nous trompe.

    C’est une nouvelle lecture qui est ici proposée…

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    Guillaume Suréna,

                                     Psychanalyste antillais est militant de la lutte contre le colonialisme culturel et politique de l’Occident. Il adhère totalement à la Négritude définie par Aimé Césaire et qui se mesure au compas de la souffrance. Il a introduit dans les Etudes césairiennes l’importance de la psychanalyse des processus inconscients et préconscients et la question du père, là où on ne parlait que de figure maternelle de l’Afrique…


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    Amis(es) de la Caraïbe de l’Afrique et soutiens bonjour,
     

    La lettre de Léonce

    http://www.afcam.org/index.php?option=com_content&view=article&id=40&Itemid=206

     
     L’autre jour une relation européenne me disait en substance… «  C’est fantastique et courageux ce que tu fais Léonce, face à un peuple sevré d’Histoire, de subtilités historiques, qui n’admet et n'entend que ce qu’on lui a appris c'est-à-dire le minimum, j’en veux pour preuve, ton pavé soulignant les confusions entretenues  gauche-droite autour des 14 Juillet  il faut être solide pour révéler une telle incohérence publique, tu as crée une belle pagaille dans les chaumières… »
     
     
    …J’imagine que la frustration a été au maximum, une telle vérité assénée par un étranger, et donc tu  déranges leurs suffisances, mais tel que je te connais c’est le cadet de tes soucis…
     
     
     …Mais là n’est pas le problème, donc toi et les associations amies, vous devrez bétonner, enfoncer le clou avec intelligence par le savoir et la connaissance pour gagner le combat de la respectabilité, c’est le prix à payer dans une société de plus en plus imprévisible qui fait maintenant le procès du racisme anti-blanc alors même que la racisme est universel, mais là je ne t’apprends rien, tu sais autant que moi sur ce sujet… » ...5/5 reçu
     
     
    Faut-il préciser que l’honorable interlocuteur est avocat de profession, féru d’Histoire, spécialiste du parcours légendaire de Napoléon Bonaparte, depuis élève à l’Ecole militaire  de Brienne- Aube- (1779-1784) jusqu’au retour des cendres de cet empereur après Saint Hélène (Décembre 1840)
     
     
    Et précisément j’en arrive à l‘épilogue de cette riche campagne de mobilisation autour de la journée nationale prochaine du 10 Mai 2013 une décision gouvernementale en date du 31 Janvier 2006 , prise en application de la Loi du 10 Mai 2001, dite loi Taubira reconnaissant comme Crime contre l’Humanité, la Traite négrière transatlantique et l’Esclavage, un texte peu connu, très controversé, dénoncé en permanence dans les milieux conservateurs.
     
     
     Et comme le disait à juste titre le Philosophe Elie Wiesel… « «  le bourreau tue deux fois, la deuxième fois par son silence » »
     
     
     Effectivement le 26 Avril 1848 nos ancêtres africains n’avaient aucune existence, au matin du 28 Avril du même mois ils retrouvent avec une âme, la liberté juridique, mais sont toujours attachés à l’habitation.
     
     
    Car ces nouveaux libres n’ont ni terre, ni moyens financiers pour concrétiser cette liberté, alors ils restent toujours à la disposition du maître négrier : ce béké qui a été indemnisé, ayant perdu son patrimoine humain, attaché à perpétuelle demeure.
     
      
    Et voilà qui nous ramène à la Dette haïtienne souvenez vous, une rançon versée pendant trois quart de siècle par cette jeune Nation au profit de la puissance coloniale de l'époque, pour sauvegarder une indépendance arrachée les armes à la main, face à l'un des plus puissants corps expéditionnaires du XVIIIème siècle, et dont il est temps que le pouvoir  songe à rembourser cet indu avec intérêts.
     
     
    Il est à préciser que l’habituation, domaine du colon, était le lieu de travail ,de vie des esclaves, dans une véritable existence autarcique et donc pour fixer une image… attaché dit le loup vous ne courrez donc pas où vous voulez… ( Extrait de la fable -Le loup et le chien- deLafontaine)
     
     
    Et donc ce concept d’habitation demeure toujours psychologiquement ancré dans les esprits de certains de mes compatriotes caribéens avec le comportement et les résultats politiques désastreux que l’on enregistre à l’occasion de certains scrutins, ( 7 Décembre 2003 Martinique Guadeloupe) ( 10 Janvier 2011 Martinique Guyane) mais là c'est un autre débat.
     
     
    Oui, sitôt après cette abolition de 1848, le colonisateur s’est évertué à supprimer toute trace du passé des esclaves en leur enlevant personnalité, dignité, et nous atteignons le summum de l’ignominie avec  l’escroquerie intellectuelle qui a vulgarisé la pensée que ces personnes et leurs descendants avait pour origine les Gaulois, mais la Gaule remonte à plusieurs siècles en amont et les ressortissants n’avaient la peau ni foncée ni bronzée à ce que je sache.
     
     
    Mais cette bêtise est toujours ancrée chez beaucoup des nôtres qui ont  du mal à assimiler cette réalité intangible à savoir que l’Afrique est bien notre berceau, nonobstant tous les groupes humains apparus depuis par le jeu des croisements divers, désignés dans le langage populaire par le vocable métisse qui bien entendu ne constitue pas une nouvelle race ou une catégorie à part  à l'échelon de notre Humanité, et du reste cette exception à la...n'a cours ni dans les Amériques, ni dans les autres îles de la Caraïbe, des zones les plus peuplées d'Afro-descendants, ce qui ramène au cimetière des incongruités cette théorie fumeuse qui clame urbi et orbi que l' avenir de notre Monde reposerait sur le métissage.
     
     
     Ce fut donc un silence presque parfait car l’Histoire était scrutée…
     
     
    Et voilà que se présenta 1998 avec le 150è anniversaire de l’Abolition de l’Esclavage, et cette journée mémorable du 23 Mai 1998 qui à Paris, de Bastille à Nation, avec une foule immense venue de partout, enfants femmes hommes, colorés, foncés, bronzés, fit tomber cette chape de plomb sur notre HISTOIRE.
     
     
    A cette occasion je complétai ainsi la pensée d’Elie Wiesel par cette phrase… « la troisième fois par sa capacité à récupérer l’Histoire à son profit… » 
     
     
    Oui en Avril 1998, le pouvoir politique de l’époque, en s’arrogeant plus de 80% des subventions publiques affectées à l 'Evènement pour mettre en valeur son implication dans la liberté des esclaves, nous a volé notre Histoire…
     
     
    Car du Prêcheur au Carbet , de Saint Pierre au Morne Rouge, partout, grondait la colère et ce besoin de liberté, les coutelas étaient prêts,  des têtes seraient tombées en nombre et l’Ile aurait été mise à feu et à sang, alors pris de panique le Gouverneur de l’époque à la Martinique s’engagea ce 22 Mai 1848 dans une abolition désespérée pour éviter le pire…
     
     
    De tous ces faits de révolte, d’armes et de courage, il n’y eu pas un mot à l’occasion des discours officiels.
     
     
    De même il n’y aurait jamais eu de 10 Mai, sans ... 23 Mai…
     
     
    Alors que chacune et chacun se rappelle, quelque soit son origine ou son rang social dans cette société, que la République ne fait confiance qu’à la vertu et la vérité qui engendrent le comportement républicain…
      
     
    Bonne journée en bon Premier Mai
     
     
     
    Léonce  
     
      
     
    Retrouvez l'Affiche de www.afcam.org pour Mai 2013
     
     
     
    Prochainement, diffusion du FIMAC, le festival international de la musique afrocaribéenne à Lyon, 20 ans après les premières Assises nationales des Associations Outre Mer dans la même Ville...Voir sur AFCAM. menu Léonce Lebrun...Portrait parcours                                            
     
      
    Léonce LEBRUN
    Pt de l'Association "LE RELAIS DE GOREE"
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    Aimé Césaire

    « J’ai apporté une parole d’homme »

     

    L'année 2013 est celle du centième anniversaire de la naissance d'Aimé Césaire. Poète et homme politique, Césaire n'a eu de cesse de manifester son appartenance au peuple martiniquais, son enracinement dans la négritude (il est l'inventeur du mot), sa solidarité indéfectible avec celles et ceux qui, dans le monde, se battent pour la dignité et la justice, la liberté et la paix dans la fraternité des peuples et des cultures. Sa colère est celle d'un homme révolté contre tout ce qui infirme l'humanité dans l'homme, sa voix celle de

    ceux qui, "au cachot du désespoir", n'en ont pas.« Nègre universel », tel est Césaire, et il n'est pas de poésie en langue française qui n'ait porté aussi haut, aussi loin que la sienne « la puissance magique des mahoulis », la nécessaire « revitalisation des fraternités oubliées » et « la force de regarder demain ». 

      

    Titres des panneaux :

     

    1. Titre : « J’ai apporté une parole d’homme ».

    2. Fuir « un monde de plomb… »

    3. « Nègre je suis… »

    4. Cahier d’un retour au pays natal : « le grand cri nègre ».

    5. Anticolonialiste, toujours

    6. Le poète député-maire de Fort-de-France

    7. Pour un théâtre « éveilleur du peuple ».

    8. La poésie, « notre lieu de force ».

    9. « Somptueuses fulgurances… » : Aimé Césaire et les arts.

    10. Césaire, laminaire…

     

    L’auteur : Ancien élève de l'ENS (Saint Cloud), agrégé de Lettres modernes,

    Jean-René Bourrel a longtemps enseigné au Sénégal. Il est l'auteur de l'exposition:

    "L.S. Senghor, "gueule du Lion et sourire du Sage". 

      


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    Je suis cette île de Gorée

    J’enfante encore les cris de mes frères 

    Je suis cette cale faite de chair et de sang 

    La mort poignarde et fige le regard 

    Nous sommes entre frères et entre les morts 

    Et l’océan sépulture est complice de mon maître 

    D’ailleurs je l’ai voulu comme ami 

    Vivant ou mort estropié ou borgne 

     -------------------- 


    Je cours l’esprit libre, mais la douleur m’enivre,

    Je cours le corps morcelé, contre les aboiements, ces fouets non muselés ;

    Je cours contre le flair de la bête sauvage et le sang de mes entailles  

    Je cours vers le pain de l’homme libre, prospère chimère trébuchante.

     ------------------------ 

    Ma liberté pourrit mes chaînes 

    Mes poignets respirent la rouille de mes fers 

    Je suis libre de mourir à voix haute, 

    Sans chiens, sans course-poursuite, 

    Je suis libre de vivre sans dépassement de soi 

    Je garderai mon corps sans morsures, sans ablations 

    Je garderai mon cœur à l’abri de l’évasion 

    Je ne fuirai pas, je me battrai pour rester en vie 

    J’aime mon maître, je mange comme une bête 

    Sur le sol je n’ai même plus froid, j’ai un toit 

    À la nuit tombée certains retourneront au champ 

    Ils iront sans moi, sans mon sang à la lumière du tambour 

    La fatigue et l’aurore me gagnent, 

    ------------------

    L’échafaud, 

    Le condamne, 

    La marche funeste, 

    Le bourreau, 

    Sentence, 

    Coupable, 

    La lame, la corde 

    Mon corps 

    Le silence 

    La mort et le mort 

    Ma femme mes amours 

    Mes amis, vous ne m’épiez plus 

    Dieu est à ma merci 

     

    " Au fond du couloir " de Christian Présent aux Editions du Panthéon

       

     

     

     


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  • 2013, année Aimé Césaire

     

    Dans le cadre du centenaire de la naissance d ’ Aimé Césaire (1913-2013)

     

    La FERC-SUP CGT du CNAM se devait d’honorer la mémoire de cet artiste écrivain et homme politique.

    Fervent défenseur des droits de l’homme, tout comme l’abbé Grégoire, défenseur des parias de la terre et fondateur du CNAM pour selon ce dernier, « éclairer l’ignorance qui ne connaît pas et la pauvreté qui n’a pas les moyens de connaître ».

    A la mort d’Aimé Césaire, le 17 avril 2008, Bernard THIBAULT, secrétaire de la CGT a salué les combats et l’humanisme de ce grand homme en ces termes :

    « Figure emblématique des Antilles, de tous les combats contre le colonialisme et le racisme, Aimé Césaire a été un infatigable défenseur des droits de l’homme et de la justice sociale.

    Comme pour l’ensemble de son œuvre littéraire, la force de ses convictions et son infaillible honnêteté intellectuelle resteront pour longtemps dans la mémoire collective. » 

    Nous vous proposons d’explorer son œuvre et sa pensée sous l’angle de la transmission générationnelle aux Antilles et sur le plan universel.

    Est-ce que les changements qui semblent s’opérer dans les départements français d’Amérique, (évolution des statuts des régions, projets de société…) vont dans le sens de ce que souhaitait Aimé Césaire pour ces régions ?

    Qu’en est-il de la situation :

    · économique

    · sociale

    · environnementale de ces départements ?

    Quel avenir pour ces régions ?

    "La vraie émancipation n'est pas celle qui se décrète, mais celle que l'homme conquiert sur lui même" Aimé Césaire "

     

    CNAM, 292 rue St Martin - 75003 PARIS - métro Réaumur Sébastopol

    Amphithéâtre Paul Painlevé, le jeudi 23 mai 2013 de 12h00 à 19h00 


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